CEKIDISnouveau groupe de paroles bordeaux merignac
Nous avons le plaisir de vous informer de la mise en place du
Groupe de paroles
Il se d�roulera les Mercredis soirs de 19h � 20h, une semaine sur deux,
� partir du 7 d�cembre 2011, � la Maison des Associations de M�rignac.
Il sera anim� par notre Psychologue Clinicienne
Melle Sandra Menut
Pour plus d�informations sur les modalit�s d�inscription et la participation financi�re, vous pouvez contacter notre psychologue :
- Par mail � psychologue@cekidis.fr
- Durant sa pr�sence � la bourse aux v�tements du samedi 26 novembre, � partir de 17h00
Toute demande peut faire l�objet d�un entretien t�l�phonique, il suffi de le signaler dans votre mail.
l'avenir de la psychiatrie
16/11/11
(JIM)
Dr Alain Cohen
L'avènement de la neuro-imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf) représente certainement l'une des plus grandes innovations dans la recherche contemporaine en psychiatrie. Désormais consacrée, cette technique a pourtant moins de vingt ans, rappellent les éditorialistes de The American Journal of Psychiatry, puisque la première étude sur ce thème fut publiée dans ce mensuel de référence en 1994 (même si des travaux antérieurs existaient déjà).
Le succès de l'IRMf s'explique notamment par le fait que nous ne pouvons pas (sans risque pour le patient) « effectuer une biopsie du cerveau ni observer concrètement son fonctionnement cellulaire», excepté de façon indirecte, à travers les actes et les discours des intéressés. Et pour la plupart des affections psychiatriques, nous ne disposons d'aucun modèle animal, contrairement aux autres spécialités médicales pour lesquelles « des modèles animaux se révèlent essentiels pour les progrès thérapeutiques.»
Cette caractéristique de la psychiatrie tient bien sûr à la complexité et à la spécificité des maladies mentales : elles s'apparentent à des pathologies de la communication difficiles à modéliser en dehors du champ clinique, dans la mesure où le cerveau ne sécrète pas la pensée comme une glande sécrète une hormone, et où « les animaux de laboratoire ne peuvent pas nous transmettre leurs états d'âme.» Cependant, précisent les auteurs, l'essor de ces modèles animaux peut « aiguiller la recherche de nouveaux traitements», en particulier contre l'anxiété, la dépression et les troubles de stress post-traumatique (PTSD).
Et si la démarche psychothérapeutique (liée au langage) constitue l'autre approche possible, centrée notamment sur l'évocation « des perceptions et des émotions», les études d'imagerie cérébrale suggèrent que les dysfonctionnements observés dans ces affections (troubles anxieux, dépressifs ou post-traumatiques) semblent aussi «impliquer des processus non linguistiques» sur lesquels les patients ne peuvent donc pas échanger. Cet apport indirect de l'IRMf pourrait « encourager des tentatives» notamment d'ordre cognitivo-comportementaliste, comme le « conditionnement des réponses à des stimuli» ( stimulus response conditioning), pour cibler aussi le dysfonctionnement de ces processus hors de la sphère du langage (sublinguistic information processing dysfunctions), et apprécier l'effet de ces nouvelles stratégies psychothérapeutiques sur le contrôle des émotions et du comportement.
Pine DS et Freedman R : Imaging a brighter future. Am J. Psychiatry 2011; 168: 885-887.
les difficultés de maigrir expliquées sur le plan biologique
Dr Boris Hansel
La reprise de poids qui suit les régimes amaigrissants est généralement rapportée à un « manque de volonté » responsable d'un retour aux anciennes habitudes alimentaires. Pour mieux comprendre les véritables raisons de l'échec des régimes à moyen et long terme, des chercheurs ont analysé le devenir des taux d'hormones régulatrices de l'appétit, à distance de la perte de poids.
Des femmes ménopausées et des hommes, en surpoids ou obèses (n=50), ont été soumis à une diète de très basse calorie, incluant des substituts de repas, pendant huit semaines. Les sujets qui avaient perdu au moins 10 % du poids initial ont suivi la phase de réintroduction d'aliments, visant la stabilisation au cours des semaines 9 et 10. Parmi les 50 sujets inclus, 43 ont atteint l'objectif pondéral, avec en moyenne une diminution de 14 % (-13,5 kg) du poids initial à la fin de la semaine 10. Seules les données des 34 sujets suivis jusqu'à la semaine 62 ont été incluses dans l'analyse. Celle-ci montre, à la fin de la phase initiale de régime, des modifications du taux des hormones régulant la faim et la satiété. Ainsi, on note une réduction des taux plasmatiques de leptine, de peptide YY, de cholescystokinine, de l'insuline et de l'amyline. A l'inverse, la perte de poids initiale est associée à une augmentation de la ghréline, du GIP (Gastric Inhibitory Polypeptide) et du polypeptide pancréatique. Surtout, les perturbations hormonales persistaient à 62 semaines, alors que les patients avaient déjà, en moyenne, repris 5,5 kg, la perte de poids finale étant de 7,9 % du poids initial. L'évaluation de la sensation de faim et de l'envie de manger par des échelles analogiques montre qu'elles augmentent à 10 semaines et qu'elles restent encore plus élevées qu'avant le régime à 62 semaines.
A l'exception de l'augmentation du polypeptide pancréatique qui en principe, réduit la prise alimentaire, toutes les modifications hormonales engendrées par la perte pondérale peuvent expliquer l'augmentation de l'appétit et la réduction de la perception de satiété ressenties au cours de la « phase d'attaque » des régimes mais également à distance de celle-ci.
Voila des données qui rassureront ceux qui se sentent coupables de ne pas réussir à maintenir leur perte de poids après un régime. Et cela confortera également les nutritionnistes qui savent, par expérience, qu'une perte de poids prolongée dépassant 10 % du poids initial est très difficile à obtenir.
Sumithran P et coll. : Long-term persistence of hormonal adaptations to weight loss. N Engl J Med. 2011; 365: 1597-604.
hypnose
les coordonées d'un nouveau site sur l'hypnose bordelais
CEKIDIS groupe activités surpoids Bordeaux Mérignac
Bonjour à tous,
Nous vous rappelons que le principe de nos activités physiques est que tous puissent les pratiquer, quel que soit son niveau.
Elles sont conçues pour aider notamment les personnes qui souhaitent démarrer, reprendre ou poursuivre une activité physique régulière.
Elles sont organisées et encadrées par des professionnels enseignants en éducation physique adaptée (APA) diplômés et formés pour les dispenser en sécurité et capables de les adpater aux possibiltés de chacun (douleurs, essoufflements,..).
Conformément au règlement intérieur de l'association, pour pouvoir organiser ces activités et les maintenir dans le temps, en sus de votre adhésion, une participation financière est demandée pour pratiquer les activités physiques.
- Téléphone ou texto : Emilie 06 22 52 05 88 Amandine 06 75 90 35 94
- évènements et manifestations
- activités physiques
- permanences à la maison des associations et à l'hôpital Haut-Lévêque
- groupes de paroles
Association pour l'information, l'aide et le soutien aux personnes en surpoids ou obèses.
Maison des associations
55, av. du Mal Delattre de Tassigny
33700 Mérignac
Tél: 06 42 31 89 39
contact@cekidis.fr
activite CEKIDIS bordeaux /Merignac( relais infos )
Bonjour à tous,
Nous souhaitons par ce mail informer nos adhérents, futurs adhérents et sympathisants du calendrier de nos prochaines activités physiques.
Les marches accompagnées et l'aquagym sont déjà en place. Les prochains rendez-vous sont :
MARCHES ACCOMPAGNEES :
le mercredi 28 septembre à 18h00 au bois du Burck, à Pessac ou nous pratiquerons ensemble une marche nordique.
(apportez vos bâtons de marche. Si vous n'en avez pas, Emilie vous en prêtera).
RDV à l'entrée du bois à l'intersection de la rue du colonel Raynal et de la rue du général Weygand à Mérignac.
Activité organisée par Emilie.
Départ du groupe à 18h00 précise, soyez ponctuels.
Si vous n'êtes pas encore adhérents, vous pouvez venir nous rencontrer et marcher avec nous.
Des membres de l'association seront présents pour vous expliquer le fonctionnement et les objectifs de l'association.
AQUAGYM :
le jeudi 29 septembre à 17h30 au stade nautique, route de Léognan, à Villenave d'Ornon.
RDV devant l'entrée de la piscine.
Activité organisée par Emilie.
Pour des raisons de places limitées, cette activité est réservée aux adhérents "Patients de l'hôpital" qui vont,sont ou ont été dans la prise en charge de l'hôpital Haut Lévêque.
Il reste encore des places, alors n'hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire.
ACTIVITES EN SALLE :
Nous avons le plaisir de vous informer du démarrage de notre nouvelle activité physique en salle encadrée par Emilie le lundi 3 octobre à 18h au complexe sportifDaniel Colombier à Mérignac (entre la rocade et l'aéroport).
Pour découvrir cette activité, nous vous invitons à venir y participer ce lundi 3 octobre, sans participation financière, ni adhésion demandée.
Il est nécessaire de prévoir une tenue confortable pour bouger, une paire de chaussettes (pratique réalisée sur des tapis, dans une salle Dojo) et une serviette.
Des vestiaires sont à votre diposition sur le complexe.
RDV sur le parking du complexe Daniel Colombier, allée des Acacias à Mérignac.
Activité organisée par Emilie.
Important !
Nous vous rappelons que le principe de nos activités physiques est que tous puissent les pratiquer, quel que soit son niveau.
Elles sont conçues pour aider notamment les personnes qui souhaitent démarrer, reprendre ou poursuivre une activité physique régulière.
Elles sont organisées et encadrées par des professionnels enseignants en éducation physique adaptée (APA) diplômés et formés pour les dispenser en sécurité et capables de les adpater aux possibiltés de chacun (douleurs, essoufflements,..).
Conformément au règlement intérieur de l'association, pour pouvoir organiser ces activités et les maintenir dans le temps, en sus de votre adhésion, une participation financière est demandée pour pratiquer les activités physiques.
Un certificat médical délivré par votre médecin vous autorisant a les pratiquer sera également à fournir dès que possible.
Il est également impératif de prévenir de votre venue aux activités par mail, texto ou téléphone l'enseignant qui les encadre :
mail : activites.physiques@cekidis.fr
Téléphone ou texto : Emilie 06 22 52 05 88 Amandine 06 75 90 35 94
Vous pouvez retrouver les plans de nos différents points de RDV sur la carte Google en cliquant sur le lien ci-dessous.
http://g.co/maps/z7rwv
Pour ceux qui souhaitent recevoir par mail les plans d'accès pour le bois du Burck, la piscine de Villenave d'Ornon ou la salle Daniel Colombier ainsi que le règlement intérieur ou une fiche d'adhésion, vous pouvez en faire la demande à Florence, la secrétaire de l'association, qui vous les enverra par mail. secretaire@cekidis.fr
Espérant vous retrouver lors de nos activités.
L'équipe Cekidis
associations obésité
Cekidis, le cercle des kilos disparus
Maison des associations
55 avenue du Marechal Delattre de Tassigny
33700 Mérignac
Tel : 06 42 31 89 39
Mail : contact@cekidis.fr
une association nationale ancienne connue
Allegro Fortissimo
( 01 45 53 98 36
Bordeaux groupe de paroles pour les patient(e)s souffrant de troubles du comportement alimentaire
GROUPES DE PAROLES POUR LES PATIENTES SOUFFRANTS DE TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE
REGION BORDELAISE
Les 6 et 20 Septembre :
le 04 Octobre
le 13 Octobre
le 03 Novembre
de 19 à 20 heures
Dans les locaux de l’Atelier+
19 cours du Maréchal Galliéni
33000 Bordeaux (Barrière de Pessac)
Inscription au : 06 12 48 48 25
Danger des régimes amaigrissants
Pour la première fois, le rapport d'une agence publique met en avant les carences et les déséquilibres provoqués par quinze régimes qu'elle a passés au crible.
La nouvelle devrait contenter nombre de mauvaises consciences à l'approche des fêtes de fin d'année. Pour la première fois, une agence publique affirme que les régimes alimentaires ne sont pas sans risques sur la santé. Le rapport de l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui a été rendu public jeudi après-midi, se fonde sur l'étude scientifique de quinze régimes amaigrissants pour parvenir à cette conclusion. Entre autres cas étudiés, les régimes les plus connus : Atkins, californien, citron détox, chrononutrition, Cohen, Dukan, Fricker, Mayo, Montignac, Weight Watchers ou celui de la soupe au chou...
«Une équipe de professeurs et de chercheurs hautement qualifiés a commencé par sélectionner les régimes les plus populaires en observant journaux et sites Internet sur le sujet. Puis ils ont calculé les apports nutritionnels de chacune de ces méthodes» explique, au Figaro.fr, le professeur Gérard Lasfargues, directeur scientifique à l'Anses. «Notre rôle, en tant qu'agence publique, est d'alerter quand il y a un danger, poursuit-il. Notre message est très clair : ces pratiques doivent faire l'objet d'indication médicale, et ne souffrent pas l'automédication».
Déséquilibres
Après un an d'observation, le constat des experts de l'Anses est en effet sans appel : tous ces régimes entraînent des déséquilibres en macronutriments (lipides, glucides, protéines), en vitamines et en minéraux.
Dans le détail, pour plus de 80% d'entre eux, les apports en protéines sont supérieurs aux apports nutritionnels conseillés (ANC). Dans de nombreux cas également, les apports lipidiques dépassent la fourchette haute. Dans trois régimes sur quatre enfin, les apports en fibres sont inférieurs aux doses conseillées.
Pour les femmes, les ANC en fer sont très rarement atteints. Plusieurs régimes (Mayo, Montignac phase 2, Fricker 3...) ne couvrent pas les besoins en calcium, alors que dans deux des phases de Dukan les apports sont deux fois supérieurs aux ANC. Autre exemple : le régime Dukan 1 fournit plus de deux fois le maximum de sodium recommandé. L'apport en vitamine C est souvent trop faible, notamment pour les régimes Dukan et Fricker, de même que l'apport en vitamine D, sauf pour les régimes Dukan 2 et 3, où il est quatre fois plus élevé que les recommandations.
Reprise de poids dans 95% des cas
Mais au-delà des manques ou des surplus provoqués par ces régimes, ces modes d'alimentation sont dangereux pour la santé. L'Anses cite la diminution de la masse minérale osseuse et les risques de fracture, ainsi que la réduction en acides gras polyinsaturés «indispensables», le risque de calculs biliaires avec les régimes très hypocaloriques, et de cancer colorectal avec les régimes pauvres en glucides complexes et en fibres. L'innocuité des régimes pauvres en glucides et riches en graisses et en protéines n'est pas établie sur le plan cardio-vasculaire.
Dans Le Parisien, le président du groupe de travail qui a planché sur ce rapport, Jean-Michel Lecerf, de l'institut Pasteur de Lille, affirme également que «dans 95% des cas, il y a reprise de poids après le régime.» Pire : «Des personnes qui n'avaient pas de problème de poids avant leur régime peuvent se retrouver en surpoids et développer des troubles du comportement alimentaire.» L'expert avance également que, plus on fait de régimes, plus on gagne de gras : «Chaque régime est moins efficace que le précédent, et la reprise de poids plus importante»
Jean-Michel Lecerf tient par ailleurs à avertir les jeunes filles des troubles possibles de l'ovulation. Et s'insurge contre les régimes préconisés aux enfants «au risque de les exposer à des troubles de la croissance ».
Au final, le rapport de l'Anses préconise «une alimentation équilibrée et diversifiée». Et en cas de surpoids, ou même d'obésité, «il doit y avoir prise en charge par des spécialistes». «Chaque régime doit être adapté au mode de vie et au contexte social et familial de chacun», insiste Gérard Lasfargues, qui conclut : «Cela se saurait s'il y avait une recette miracle transposable à tout le monde».
source le Figaro
Obésité : Weight Watchers versus suivi médical
Cette méthode commerciale serait plus efficace qu'un simple suivi médical selon la revue scientifique «The Lancet».
Un programme commercial de perte de poids tel que la méthode Weight Watchers (WW) peut-il rivaliser avec l'approche médicale traditionnelle lorsqu'on le soumet à une évaluation scientifique rigoureuse ? Oui, selon uneétude publiée dans une revue internationale de référence. Si l'on s'en tient au résultat brut, l'essai mené au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie que vient de publier The Lancet (8 septembre) montre que des volontaires engagés pendant un an dans un programme commercial, mais ici gratuit, de perte de poids, Weight Watchers, ont perdu en moyenne 3,5 kg de plus que ceux qui étaient suivis par des médecins généralistes ou des infirmières.
Huit cents volontaires, en surcharge ou obèses modérés, âgés en moyenne de près de 50 ans, ont été répartis au hasard en deux groupes. Les premiers consultaient mensuellement un professionnel de santé pour recevoir des conseils nutritionnels. Les autres étaient invités à suivre régulièrement les réunions collectives organisées par les animateurs des Weight Watchers, selon le principe de motivation de groupe à la base de la méthode. À charge pour chacun de ne pas dépasser le «budget calorique» qui lui est autorisé en fonction de son âge, son sexe, sa taille et son poids. Après douze mois, la perte moyenne a été de 6,7 kg dans le groupe Weight Watchers, soit le double de celle obtenue dans le groupe standard (3,3 kg). Les médecins restent pourtant partagés sur cette stratégie qui concerne entre 50.000 et 60.000 personnes au cours de 1850 réunions hebdomadaires dans plus de 850 centres à travers la France.
Un régime plutôt équilibré
Une façon ludique de faire de la nutrition ? «Plutôt une thérapie de groupe qui ne dit pas son nom, sauf qu'elle n'est pas faite par des thérapeutes professionnels », estime le Dr Bernard Waysfeld, président du Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids (Gros). Pour lui, « le régime Weight Watchers reste un régime. Il fixe les aliments à consommer, à ne pas consommer, sans tenir compte des sensations alimentaires des individus - faim, envie, rassasiement, satiété - et fixe un objectif pondéral en fonction d'une norme sociale et non en fonction de l'histoire du sujet et de ses capacités de mincir éventuellement sans régime». La différence entre le sur-mesure des médecins et le prêt-à-porter WW ? À l'évidence, l'accent mis par la firme sur les aliments satiétogènes ne convainc pas le psychiatre et nutritionniste. Mêmes réticences du côté du Dr Paul Barbe, nutritionniste dans le Vaucluse : «Il n'y a pas de régime standard, chaque personne nécessite une approche différente et, comme dans tous les régimes, la difficulté c'est le long terme.»
Pourtant, la méthode Weight Watchers est bien considérée comme un régime hypocalorique, mais pas trop, et plutôt équilibré puisque se rapprochant au mieux des apports nutritionnels conseillés en glucides, lipides et protéines, selon l'expertise collective de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) de novembre dernier, qui pointe du doigt la plupart des autres régimes. «Je préfère ce genre de régime aux régimes déséquilibrés», explique le Dr Jean-Pierre Rageau, généraliste dans les Hauts-de-Seine.
«Démarche commerciale»
Au final, dans l'étude du Lancet, le groupe WW a tout de même perdu deux fois plus de poids que le groupe comparatif pris en charge individuellement par un professionnel de santé (approche standard). Peut-être, mais la vraie question est de savoir pourquoi un tel résultat a été obtenu. Est-ce le contenu lui-même du régime ? Mais dans ce cas, en quoi différait-il des conseils nutritionnels dispensés par les médecins ? Nul ne le sait. Est-ce parce que le groupe WW se réunissait deux ou trois fois par mois alors que l'autre groupe ne bénéficiait que d'une consultation mensuelle ? Se poserait alors la question de la transposition des résultats obtenus en douze mois de réunions WW gratuites et quasi hebdomadaires dès lors que les patients devraient payer de leur poche. De 40 à 65 euros par mois environ, selon la formule choisie (réunions, Internet, les deux). « Pour certains patients qui ont besoin de réassurance, le soutien du groupe peut être un réel avantage, mais d'autres se sentent manipulés et n'y remettent pas les pieds», remarque le Dr Rageau.
«Il est vrai que c'est une démarche commerciale, concède le Dr Barbe, mais il est aussi vrai que le fait de payer peut contribuer à la motivation et donc au résultat.» Aux amateurs de régimes miracles, l'Anses rappelle que le succès d'un régime repose plus dans l'adaptation aux diversités singulières de chacun qu'à l'application aveugle de normes alimentaires.
source le Figaro 120911

