bonjour

dans la prise en charge des trouvbles du comportement alimentaire , il faut restaurer une bonne estime de soi et améliorer l'image du corps qui est par définition profondement pertubée

quleques mots sur l'estime de soi qu'est ce que c'est , comment l'améliorer ?

Estime de Soi

            L’estime de soi traduction de self esteem a été introduit ds la litteratue psychologique par les auteurs anglo-saxons ( 1890 W James

1956 A

Adler

1951 C

Rogers )

            L’ES se défnit habituellement comme la perception positive que l’individu a de lui-même ,exprimée en termes de valeur , de capacité à surmonter les épreuves , de dignité de mérite d’importance ou de réussite .Pour C Rogers la perception de Soi releve d’éléments exterieurs introjectés mais aussi de facteurs intrinséques La psychotherapie a pour objectif de retrouver une bonne ES en mettant à distance l’image induite chez le patient par les autres et en retrouvant les éléments personnels qui lui permettront de de devenir ou de redevenir authentiquement lui-même .

Pour d’autres lES composant du soi social est le reflet passif du regard des autres sur soi meme , et dépend de l’approbation de personnages importants de l’entourage .En 1989 Bednar , Gawain –Wells et Peterson pensent que l’estime de soi est la résultante d’un style de réponse qui favorise les comportements d’affrontement ( coping) par rapport aux comportements d’évitement ( avoidance) L’important est que c’est le processus d’affrontement-évitement  lui-même qui regle le niveau d’estime de soi et non pas les résutlats des comportments mise en œuvre .Lutter contre les diffcultés , compredfnre et résoudre les conflits amemne un sentiment de bien etre personnel de confiance en soi .

            La constitution de l’ES se construit apres la periode de non differentiation entre soi et non soi au cours de la troisieme année de la vie  par la mise en place de défenses psychologiques pour lutter cotnre les sentiments d’infériorité . Et ce qui maintient une estime de soi solide parait etre le caractére inconditionnel de l’acceptation de sa prorpe personne indépendamment des succés et des échecs . L’ES est une composante stable de la personnalité , est une composante essentielle de la santé mentale . Le déficit de l’es est la dépression .

L’estime de Soi est une notion centrale dans la prise en charge des patients souffrant de troubles comportementaux et d’addcition . Plus que la notion de narcissisme concept psychanalytique très élaboré et intégrant l’insconcient , l’estime de soi recouvre les sentiments profonds conscients que l’on ressent par rapport à soi meme .Ces sentiments s’appuie sur l’interaction emotionelle de soi avec l’environnement, sur les informations que l’on decrypte de maniére instantanée dans ses rapports permanents avec les autres avec le monde qui nous entoure . Cette somme d’experience ,de ce flux permanent de sensations confrontés avec le ressenti construisent une vision du monde dont l’importance est centrale .

Difference avec conscience de Soi /narcissisme

A) La conscience de soi

            C’est la faculté mentale de percevoir sa propre existance ses etats émotionnels

            Il est important de distinguer :

  • la conscience en tant que phénomène mental lié à la perception et constructions mentales, qui comprend :
  1. la conscience du monde qui est en relation avec la perception du monde extérieur, des êtres vivants doués ou non de conscience dans l’environnement et dans la société (autrui)
  2. la conscience de soi et de ce qui se passe dans l’esprit d’un individu : perceptions internes (corps propre), aspects de sa personnalité et de ses actes (identité du soi, opérations cognitives, attitudes propositionnelles)

Le terme conscience est donc susceptible de prendre plusieurs significations, selon le contexte.

Dans un sens plus individuel, la conscience peut aussi correspondre à une représentation, même très simplifiée, de sa propre existence. On parle alors de conscience de soi, ou conscience réflexive, en anglais consciousness.

B)Le narcisssime est un concept psychanalytique très important beaucoup plus large que l’ES.

            Il signfie grand amour de soi , fixation affective sur soi meme

            Freud a largement insité sur la necessité de s’aimer suffsiament s’aimer soi meme pour réussir sa vie en fait d’etrre une bonne mere pour soi emme

Il distingue le narcissime primaire et le narcissime secondaire .

LE narcsiisme primaire concerne le corps et ses sensations freud en parle comme un prosseus normal pour désigner la période de l’enfance allant jusuqu’à 2 à 3 mois durant laquelle l’enfant ne se préocuupe que de lui méme Le narcisisme n’est pas simplement reductibe à l’es Freud parle de N sain pour designer la prieode de l’enfance allant jusqu’à ,il peut etre agent actif de la formation de symptomes et du caractere meme de la personn à e . Le processus d’identificaiton narcissique reste dépendant de la possibilité d’investissement et du choix de l’objet différencié de soi

Le narcissime secondaire est la résultante de dcette differencaition entre soi et les objets exterieurs à soi : balance entre les entre le moi et les investissements objectaux .L’absence de ce mouvement et lorientation des puslions sur la peronne elle-même engendre des troubles pathologiques

Sur le plan pathologique on peut retrouver des alterations du narcsiisme dans plusieurss cas : la disscoaition du psychotiqsue , l’hyeprtrophie du Moi du paranoaique, l’auto devalorsation du dperessif et de mlélancolique representet d’incontestables mouvements de repli narcissique . . L’isolation de l’obsessionnel, la séduction excessive dee l’hysterique refketnt une lateration narcissqiue liésau refouelement . Il existe dc un anrcissime de base necessaire pour que l’identité du sujes reste stable ne vacille pas trop dans certaines cisconstances comme la maladie organiques et leurs consequences psychiques  , les aléas de la vie amoureuses.

Le narcissime est à la base d’un double mouvement  de la dynamique du sujet , mouvement dont les possibilités d’adaptation la souplesse sont les garants de la possibilité d’évolution dans le processus psychotherapeutique

L’univers na pas étré créer à l’aune de nos besoins de nos désirs , cela l’enfant en fait l’experiecne dés son plus jeune age . Il fait l’apprentissage de la frustation dés son premier contact avec le monde En fin de compte ,l’ES va se construire à travers les filtres de l’esprit , à partir des interprétations que chacun va faire au cours de la vie des experiences  auxquelles il va etre confronté Le processus de construction de soi va se faire  à partir des interactions avec les autres , et  demander un réajustement permanent pour maintenir une certaine harmonie intierieure .

            L'ES s’appuie

-                                             sur l’amour de soi largement construit a travers les interactions parents enfants dans l’enfance . Cela dependra des réponses apportées par l’entourage . Cet amour de soi rentre en grande partie dans nos réactions par rapport aux difficultés aux echecs inhérents àla vie .

-                                             la vision de soi qui est construite non sur la réaltié mais sur le regard intime que l’on porte sur soi . Une image de soi positive est une force itnerierue qui permet de maintenir une confiance en soi malgre l »adversité . Elle s’appuie sur les projets que les parents ont formés sur nous et de l’interprétation de ces attentes .Cette vision doit etre positive . Elle se constrtuit sur l’interpretation des espoirs que nos parents ont placés en nous. De trops grands espoirs , engendrent une anxiété , et un perfectionnisme paralysants

-                                             la confiance en soi se caracterise sur la posssiblité d’envisager l’avenrr de maniére positivre nous permettre d’agir , de modifier notre environnement  de maniere adaptée . Elle depend de l’éducation de de la confiance que nos parents nous portaient . Elle est le moteur de l’action . LA confiance en soi  defaillante se traduit par l’anxiété devant les situations stressantes nouvelles dans les realtions affectives professionnelles : parler en public , explorer des terrtioires nouveaux, anxiéte qui entraine l’inhibition  Elle es traduit par des phobies sociales ,par exemple

les personnes dotées d’un solide de soi étant un concept, elle est difficilement quantifiable . Néanmoins ses manifestations sont objectives : par les attitudes ( repli , les reflexions ( depreciation, jugement sur soi en particulier negatif ) la maniere de se presenter la maniére de se confronter aux difficultés de la vie ( anticipation adaptation echecs evitement La résultante de l’estime de soi ,le comportement lui est donc observable ,mesurable .

A partir de l’observation , l’on peut mesurer

-           la qualité des relations interpersonnelles sur le plan affectif , social ,

-           la capacité de changement de comportemeent face aux diffIcultés ,le niveau d’adaptation

-           les possibilités d’apprentissage ,

-           la capacité d’adaptation à l’environement, dans les realtions interpersonnelles

-           la resistance à la frustation

-           la résilience ,

-           l’énergie psychique

            A contrario, la baisse de l’estime de soi se traduit par

            -           un niveau élévée d’anxiété existentielle , des troubles dépressifs permanents

            -           des troubles du comportement evitement ,instabilité demande permanente de réassurance ,

            -           une inadaptation sociale , affective soutenue par une vision du monde pessimiste

            -           une apathie une inertie une inhibition par peur de l’échéc

            -           des attitudes

La maitrise de la conscience semble rendre les personnes plus heureuses . Les personnes qui sont capables d’apprehender la vie de maniere consructive ,de vaincre les difficultés , qui sont capables de perséverer dans une démarche malgré les obstacles sont plus heureux Ceux qui maitrisent leur vie qui sont capables de filtrer les informations qui leur arrivent au niveau de la conscience sont plus stables .

Comment améliorer cette estime de soi ?

            C’est là le probléme fondamental dans la prise en charge de personnes esquintées par les evenements de vie . Une fois le tableau des grands traumatismes reconstitué : séparations précoces, relations precoces parents enfants toxiques , séquelles d’agression sexuelle violence réelle ou symboliques sont souvent repérées plus ou moins élaborés mais leur simple constat ne permet pas d’améliorer per se le rapport  à Soi méme .

            De nombreuses écoles de pensées se sont attaquées à ce probléme :Citons le Stoicisme ( epitecte )le bouddhisme. Et ont donné quelques directions

La réalité pour chacun s’appuuie sur l’experience vécue  Il est dc possible de transformer le ressenti dans la mesure ou l’individu influence ce qui se passe dans sa conscience .

La maitrise de la conscience determine donc notre rapport au monde donc notre qualité de vie , et le maintien d’une harmonie interieure

Cette vérité simple est connue depuis longtemps le connais toi toi-même inscrit au fronton du temple de Delphes mais ne suffit pas

            La connaissance de Soi meme qui est en jeu est la résultante des interactions de la personne avec le monde passé au filtre de son humeur de ses traits de caractere de sa génétique . Cette somme en fait une masse considérable de snetiments absolument unique qui marquent la trajectoire de vie de l’individu .

            Le deuxieme point aussi important est qu’il ne suffit pas de prendre conscience de cet acquis mais que l’estime de soi ne pourra etre modifié que par le faire , l’entrainement comme un sportif qui acquiert une technique , ou l’apprentisssage de la conduite automobile qui au début exige une attention consciente et qui avec la pratique se déroule dans une sorte d’attention flottante .

Cet aller retour entre prise de conscience et contrôle de son experience vécue est la base de travail de tout travail psychothérapeutique .

Tout soignant se trouve donc confronté avec des difficultés qui apparaissent dés la premiere étape : aider à la prise de conscience de la réalité historique des évenements de vie du patient qui lui ocnfie sa souffrance ses difficultés de vie .Cette construction se passe dans un environnement culturel fortement influencé par le conditionnement social et la programmation génétique

De plus tout ces processus se passent dans une dynamique sans cesse renouvelée , le questionnement du passé induisant par lui-même des modifications de la vision de soi , et ouvrant de nouvelles bréches .

Une fois cette étape réalisé , agir sur cette base pour améliorer sa vie .La seconde étape l’action sur la maniere de repondre à ses découvertes est confrontée aux difficultés de la motivation fluctuante ,de la resistance aux changements ,des croyances dysfonctionnelles des habitudes ,de l’apathie du déni .

La premiere étape ; Connaissance de SOI .

            La maitrise de soi passe tout d’abord par la capacité d’attention : Cette capactié permet de choisir ds l’environnement ce qui est pertinent pour soi meme au moment précis, elle est en marche quand l’invdividu est tendu vers un objectif précis et elle permet d’avoir une maitrise sur l’environnement . Cette maitrise permet de controler sa trajectoire de vie .

La capacité de concentration proche de la précédente se traduit pas un oubli de la préocupation de soi , une distorsion du temps vécu

            La seconde étape agir sur soi sur sa vision du monde

            On peut essayer d’énoncer quelques régles à suivre dans la mise en œuvre du changement

-                      de toutes les opinions que l’on se forge au cours du temps , celle que l’on a de soi meme est le plus importante

-                      la vision que l’on a de soi meme est primorfiale dans les choix de vie

-                      fixer des taches atteignables qui constitue un défi réalisable marche rapide pour l’obése en alterantive comme ne pas bouger ou au contraire preojeter un marathon

-                      la concentration sur cette tache

-                      des objectifs clairs

-                      l’activite engendre une retro-action immediate sous forme de plaisiers par exemple

-                      l’attention mise ne œuvre dans la tache est profond et isole de l’envirooment ( enfant qui joue par exemple

-                      un contrôle effectif de l’action et des ses résutlats ( sensation de maitrise )

-                      la préocupation de soi passe au second plan derriere le sentiment de soi

-                      la percertion de l’ecoulement du temps est modifiée

Ces quelques regles permettent de délimiter un champ d’action à pratiquer pour modifier la perception de Soi . Ils peuvent poser des difficultés de mise en œuvre : Soit l’inertie les difficultés de mobilisation psychique empéche de trouver une action réalisable soit le patient se fixe des objectifs irréalisables essaie de les mettre en œuvre et de fait se met de nouveau en échec . Avec ses patients en souffrance il faut toujours naviguer entre l’anxiété et l’ennui

LA capacité de vivre ces experiences entraine de meilleures performances , la sensation de maitrise de sa vie , le développement de ses capacités  de la réduction du stress . En defintive lorque l’activité commence à fournir une rétroaction relative à l’aptitude , elle devient gratifiante pour elle-même.

            La personne doit se centrer sur l’activité sur elle-même et non sur les conséquences de celle çi :

            Les consequences psychiques des actions que l’on entreprend ne sont pas cumulatives ni linéaires : manger faire du sport regarder la télévision ranger sa maison sont agréables sauf si lon ne fait que cela ou que l’on ne peut faire autre chose : boulimie toc

            Les loisirs  passifs repos teles ecouter de la musique produisent très peu de changements par rapport à des activités telles que le sport, la création la reflexion

            A part de rares individus capables de s’autogerer , douée d’une peronnaltié et d’une energie peu commune ,pour la plupart des gens l’absence d’objectifs ,une grande quantite de temps libre ne sont pas  source de satisfactions profondes ( pas de concentration pas de necessité d’attention surtout pas de sentiment de contrôle)

            Une conscience de Soi enhaissante voire excessive obere la possiblité d’interaction avec l’environnement , les capacités de mobilisation . La douleur psychique , l’hypersensiblité au jugement des autres la peur l’anxiété module les sensations perçues de maniere pathologique et dysfonctrionnele : anorexie mentale phobie sociale

Quelques conseils pratiques pour retrouver l’estime de SOI

Pour travailler à l’amélioration de l’ estime de soi, ,de nombreux points peuvent etre choisis en accord avec les patients en fonction de leur histoire particuliére puis travailler en therapie :

Soyez indulgent avec vous-mêmes lorsque que vous commettez des erreurs.

  1. Concentrez vous sur vos points forts et vos réussites.

  2. Apprenez à dire "non".

  3. Rejetez avec indifférence toute remarque désobligeante.

  4. Considérez chacun comme votre égal.

  5. Sachez apprécier les erreurs et en tirer les leçons.

  6. Faites du bonheur une habitude.

  7. Acceptez d'avoir tort avec sérénité.

  8. Cessez de pester contre vous-même.

  9. Trouvez un emploi qui vous convient.

  10. Ne vous préoccupez pas de l'image que vous donnez.

  11. Acceptez-vous sans condition dès aujourd'hui.

  12. Vous méritez mieux que ce que vous croyez.

  13. Recouvrez la liberté.

  14. Accordez-vous chaque jour une parenthèse de plaisir.

  15. Soyez prêts à vous investir dans vos désirs.

  16. Demandez-vous ce qui pousse les gens à vous dire que vous les avez gravement blessés.

  17. L'opinion que vous avez de vous-même doit être prépondérante.

  18. Soyez 100 % positif un jour par semaine.

  19. Admettez que les gens soient différents de vous.

  20. Déterminez votre propre définition de la perfection.

  21. Résistez à l'envie de changer pour que les autres vous aiment.

  22. Ne vous comparez à personne.

  23. Etre différent ne doit pas vous perturber.

  24. Evitez de vous causer des souffrances inutiles.

  25. Cessez de vous identifier à vos actes.

  26. Accordez de l'importance à vos décisions judicieuses.

  27. Donnez la priorité à l'opinion que vous avez de vous-même.

  28. Prenez votre santé en main.

  29. Gardez le sourire quand on vous critique.

  30. Sachez vous adapter.

  31. Forgez votre opinion et prenez vos décisions.

  32. Acceptez les compliments de bonne grâce.

  33. Accordez de l'importance à vos idées.

  34. Apprenez à accomplir vous - même les tâches que vous confiez aux autres.

  35. Ne prenez aucune sorte de compétition trop au sérieux.

  36. Participez à la vie politique.

  37. Vos besoins personnels sont les plus importants.

  38. Ayez une vision juste des autres.

  39. Dites "non" à la culpabilité.

  40. Pensez que vous êtes quelqu'un d'estimable.

  41. Pardonnez-vous toutes vos fautes.

  42. Interprétez chaque événement de manière positive.

  43. Chassez tout mauvais sentiment que vous éprouvez envers les autres.

  44. Apprenez à résoudre vos problèmes.

  45. Défendez vos intérêts.

  46. Fiez vous le plus possible à vous-même.

  47. Considérez toutes vos pensées comme acceptables.

  48. Acceptez l'entière responsabilité de ce qui vous arrive.

  49. Ne reconnaissez vos torts que lorsque cela se justifie.

  50. Demandez-vous si vous vivez par procuration.

  51. Dites ou pensez du bien des autres.

Sur le plan pratique , une prise en charge se fixera des objectifs :

                      

·          "tourner la page" avec les moments négatifs et désagréables qui ont eu lieu dans le passé.

·         faire disparaître les peurs qui nous empêchent de vivre  heureux.

·         pardonner aux autres et se pardonner à soi-même pour se libérer du passé.

·            prendre contact avec le sentiment de notre valeur inaliénable et de notre  importance, simplement en tant qu’être humain.

·            prendre conscience des valeurs les plus importantes qui nous motivent.

·            apprendre à faire la différence entre Être et Faire (je ne Suis pas ce que je Fais).

·            prendre contact avec le sens profond de sa vie.

·            améliorer son image de soi, donc son estime de soi .

·            pratiquer l’affirmation de soi et se donner la permission ... de faire et d'être.

·            trouver et utiliser des ressources intérieures positives et gagnantes.

·           apprendre à trouver le coté positif dans chaque évènement de la vie.

·           aller de l’avant et vivre pleinement sa vie en imaginant de objectifs positifs et motivants.

Pelicier yves ( collectif) Les objets de la psychiatrie l’esprit du temps 1997

CSIKSZENTMIHALYI Mihaly Vivre psychologie du bonheur reponses robert laffont 2004

http://www.caaws.ca/f/ressources/pdfs/self-esteem_f.PDF   estime de soi et sport

bibliographie narcissisme et estime de soi : http://daniel.calin.free.fr/biblio/narcissisme.html

ANNEXE

quelques notes sur le travail de c ANDRE psychiatre qui a ecrit chez l'editeur odile jacob un livre eminement interessant et accessible je ne peux que le conseiller

et pour ceux ou celles qui ne peuvent pas le procurer voici quelques notes utiles

resume christophe Andre estime de soi odile jacob

Affirmation de soi et Confiance en soi, Estime de soi :

L’essentiel sur l’estime de soi 
(d’après –entre autres-- « imparfaits, libres et heureux » de Christophe André )

I. Qu’est-ce que l’estime de soi ?

L'estime de soi, c'est le sentiment qu'on a de la valeur, qu'on est respectable.

C’est une évaluation de soi (questions sur les aspects favorables et défavorables de soi, questions sur ses capacités et sur sa valeur) qui s’appuie sur :

1. ce que l’on pense de soi,
2. comment on se sent avec ces pensées
3. ce que l’on fait de sa vie avec tout ça.

« L’estime de soi est le sentiment de s’aimer, d’être aimé, d’être compétent et utile aux autres ».

Estime de soi et confiance en soi (l’estime de soi appliquée à nos actes)
sont donc les fondements de notre équilibre personnel et social.

Le psychologue Nathaniel Branden présentait d’ailleurs l'estime de soi comme :
« un besoin fondamental du genre humain, in­dispensable au bonheur et à la santé ».
« L’estime de soi est l’outil de notre liberté et de notre autonomie psychologique : c’est ce qui va nous permettre de tirer le meilleur des influences de notre passé, et aussi de nous en affranchir pour devenir nous-mêmes. ». 

L’estime de soi aide à l'autonomie, et à surmonter les souffrances de la vie.

Notamment, les personnes ayant une bonne estime d’eux-mêmes ont moins de difficultés à gérer leur stress. En retour, une bonne gestion du stress apporte une meilleure confiance en soi.

D’ailleurs pour beaucoup d'auteurs, c'est le maintien d'une bonne estime de soi qui donne la clé de la résilience, de la résistance psychique :
- être un peu plus serein,
- être un peu plus confiant,
- être un peu plus audacieux,
- être un peu plus indifférent aux regards et aux jugements (...mais tenir compte de nos traits de
  personnalité de base)...

Car en effet, l’estime de soi n’a de sens que dans les relations sociales.

En fait, l’estime de soi reposerait, d’après Christophe André, sur le bon équilibre de trois "piliers" :

A) Amour propre :
L’estime de soi est une évaluation (l’idée
que l’on se fait de soi ), qui se fait à partir de standards et dépend d’attentes sociales et de schémas relationnels (l’estime de soi d’un sujet peut se refléter au travers de ce qu’autrui pense de lui).

Ainsi l’ « amour de soi » (ou respect de soi ), consiste à s’aimer malgré ses défauts, ses limites, et à savoir se reconstruire après un échec ; l’amour propre se construit dans l’enfance... mais nos interactions avec autrui peuvent exercer, au quotidien, une influence positive ou négative constante.

En effet, un schéma relationnel inclut les comportements de rejet ou d’acceptation, d’approbation ou désapprobation qu’autrui (parent, proche, enseignant, etc.) exerce sur soi.

(excès = égocentrisme, mégalomanie / défaut = complexes)

B) Ambition :
La « vision de soi  positive » (croire en ses capacités), c’est ce qui permet de se projeter dans l'avenir de façon positive, de lutter contre l’adversité, et de persévérer :
Une image positive de soi est une force intérieure qui nous permet de croire en nous malgré l’adversité.

La vision de nous-mêmes peut varier selon nos humeurs, ou selon les circonstances. Mais elle dépend en partie des projets que nos parents (ou proches, enseignants, modèles, etc) formaient pour nous... et de notre interprétation de ces attentes. 

En conséquence, nos principaux objectifs de vie (affectifs, professionnels, matériels,…) –autrement dit nos ambitions-- reflètent pour une bonne part les attentes passées ou présentes de notre entourage proche à notre égard.

(excès = orgueil, arrogance / défaut = timidité, insatisfaction chronique malgré nos succès)

C) Confiance en soi (estime de soi dans l’action) :
La « confiance en soi », troisième composante de l’estime de soi, désigne l'estime de soi pour son "agir" et sa compétence. Le courage et l’affirmation de soi, qui en sont des composantes, sont à la fois le soutien et la manifestation de l’estime de soi.
« la confiance en soi ne s'applique qu'à nos actes : nous avons confiance en nous parce que nous savons faire telle ou telle chose sans crainte excessive de l'échec ou du jugement d'autrui. Mais ce n'est là qu'un des aspects de l'estime de soi. ».

La confiance en soi mène à l’action, nous encourage à agir. Inversement, oser agir donne confiance en soi… et mène à l’action.

« La confiance en soi, c’est l’estime de soi appliquée à nos actes : quand on a confiance en soi, on réactive l'estime de soi. Réciproquement, l'estime de soi va renforcer la confiance en soi, le sentiment d'être à la hauteur et d'être fiable, elle va permettre de prendre des initiatives et d'oser. » (Christophe André)

On peut donc dire que l’estime de soi, c’est un rapport à soi-même (ce mélange de regards et de jugements que je porte sur moi ) ... mais qui se nourrit de l’action comme du lien social.

Finalement, l’estime de soi dépend du rapport entre ambition et réussite...

Et les buts que l’on se propose, non seulement dépendent de la confiance que l’on a en soi, mais aussi –réciproquement-- déterminent l’estime que l’on aura pour soi .

II. Neuf objectifs pour restaurer l’estime de soi :

Une forte ou faible estime de soi se construit en fonction des comportements d’acceptation ou de rejet d’autrui auxquels on est quotidiennement confronté.
Ces expériences répétées conduisent à la construction d’attentes d’échec, de réussite, d’acceptation ou de rejet de soi par autrui (vision de soi, confiance en soi).

Ainsi, que ce soient des critiques ou des compliments, notre interprétation (ce qu'on a intégré en soi du discours des autres), peut nous transformer en perfectionnistes insatisfaits de nos performances et de nos succès.

En conséquence, pour développer ou restaurer une bonne estime de soi, Christophe André nous propose les neuf objectifs suivants :
- Mieux se connaître (vie consciente),
- S’accepter tel que l’on est,
- Etre honnête (responsabilité de soi, intégrité personnelle ),
- Agir (identification de nos objectifs et priorités),
- Faire taire le critique intérieur, et Accepter l’idée de l’échec,
- S’affirmer, mais aussi être empathique,
- S’appuyer sur les personnes de son entourage.

1) Mieux se connaître.
La règle d’or en matière d’estime de soi : prendre conscience de ses capacités et de ses limites...

Pour cela, apprendre à réfléchir sur soi-même (au milieu des autres), à dialoguer avec soi-même, ex. journal intime (ici, verbaliser peut aider à ordonner ses pensées.... mais attention aux excès !) =>

. Lutter ainsi contre ses complexes ou excès d’amour propre.
. Se protéger des influences toxiques et pressions sociales.
. S’écouter, se respecter, s’affirmer au lieu de se mentir.
. Prendre conscience de ses défenses inadaptées -> apprendre des stratégies plus adaptées -> apprendre à gérer ses objectifs, etc.

L'estime de soi est indissociable de la conscience de soi (recul, auto-analyse, remise en question,…), qui revient à mieux se connaître 1, à respecter les faits, surtout : ne pas "faire l'autruche", ne pas se voiler

la face.

Pour

le psychologue Nathaniel Branden (« les six clés de la confiance en soi »), une vie consciente consiste également « à être présents dans ce qu'on est en train d'accomplir, curieux et ouvert à tout ce qui nous entoure, nous intéresse, nous touche ou nous enrichit - ici et maintenant ».
De même, comme l’explique Mihaly Csikszentmihalyi dans ses livres « Vivre » et « Mieux vivre », comprendre que nous avons tendance à vivre à côté de notre vie, peu conscients des bonheurs qui la traversent et déconnectés de nos émotions. A cause d'une forme récurrente d'inattention, nous subissons d'un côté les stress ou les soucis générés par le travail et nos différentes obligations, et de l'autre nous passons nos moments de détente dans une sorte d'état second... :
« ne pas être un étranger, ni pour soi-même ni pour les autres », résume DSS dans « Guérir ». =>

Nathaniel Branden préconise de commencer par lutter contre notre "paresse d’esprit" :
« Plus je suis conscient de ce que sont mes intérêts, mes valeurs, mes buts, et plus ma vie s’en trouve facilitée : je prends plaisir à me servir de mon esprit ; il m’est plus utile de corriger mes erreurs que de les nier ; il m’est plus utile d’être conscient de mes valeurs que de les ignorer, et de les analyser au lieu de les considérer comme des axiomes à ne jamais remettre en question. »
« Je me dois de ne pas céder à la tentation de me cacher des faits déplaisants. J’ai besoin de dominer mes pulsions de fuite au lieu de les laisser me dominer ; si je comprends le contexte dans lequel je vis et j’agis, mes actions seront plus efficaces. Ce n’est jamais une perte de temps que d’essayer de comprendre mon environnement et le monde qui m’entoure. Je ne peux rester compétent qu’en augmentant mes connaissances. Apprendre doit être une manière de vivre ; mieux je me connais et me comprends, meilleure est la vie que je peux me créer. L’auto-analyse (orientée vers l’action et le développement de soi ) est essentielle pour la réussite de la vie ».

Donc faire le point par rapport à mes aspirations, mes buts (vérifier que mes actes vont dans le même sens ; admettre mes erreurs et les corriger 2)
Recherche de vérité aussi : honnêteté envers soi (voir plus bas) => pouvoir se projeter dans l’avenir (lutte contre l'inertie au changement : rigidité ou passivité, "paresse" psychique) => autonomie et choix.

« Ne pas éviter l’inconfort s’il nous conduit à passer à côté de réalités importantes et nous interdit des actions vitales. Ne pas éviter de regarder les problèmes en face (suite d’aveuglements et de souffrances refusées) ».

[ 1 Ne pas oublier non plus, qu’il existe un lien étroit entre estime de soi, humeurs et émotions :
se connaître, c’est aussi savoir reconnaître ses états intérieurs (corporels, émotionnels, psychiques).

D'autre part, mieux nous nous sentirons dans votre corps, moins la charge émotionnelle des événements --présents et passés-- nous pèsera, et notre travail sur nous-même s'en trouvera d'autant facilité. ].

2) S’accepter tel que l’on est (sans complaisance ni renoncement) :
Il n’est pas nécessaire d’être sans défaut pour avoir une bonne estime de soi.

Pour Nathaniel Branden, il faudrait « se donner la permission et avoir le courage de s'approprier nos pensées, nos émotions et nos actions sans s'en échapper, ni les nier ou les dénigrer (dépasser ses complexes, droit à l'imperfection, savoir prendre le risque de se tromper). »
« L'acceptation de soi risque de brouiller notre image "officielle" de nous-mêmes, peut nous obliger à reconnaître des pensées, des sentiments, des actes qui menacent notre équilibre »...

...Mais, ajoutent DSS et C. André,  on peut se remettre en question, on peut s’améliorer sans pour autant s’auto-flageller :
arrêter de ruminer ses échecs passés et ses doutes : relativisez (sans se voiler la face) et positivez.

Comment ne se juger (s’évaluer) que pour s’aider, et non pour se violenter et se punir ?
- En s’acceptant, même imparfait. S’accepter pour mieux se changer et pour évoluer... pour naître enfin à soi-même :

- Donc pour changer, commencer par s’accepter (...et agir ensuite) :

On ne change correctement que sur une base d’acceptation de soi (ses erreurs et ses limites) -> puis viendra ensuite le temps du jugement (critique ou favorable)...

Mais attention : pour mieux se connaître et mieux s'accepter, il n'est pas nécessaire (et pas souhaitable) d'y consacrer de longues (et coûteuses) années.
Il faut aussi savoir se confronter à

la réalité. Car

la prise de conscience ne suffit pas pour changer, il faut aussi pouvoir d’en donner les moyens. En même temps, s’accepter ne suffit pas, il faut aussi se donner des objectifs... et Agir (voir plus bas).
Or pour agir et s’en donner les moyens, la volonté seule ne suffit généralement pas. Se faire violence est souvent contreproductif (voir plus bas, faire taire le critique intérieur) : une solution sera peut être alors de se faire aider des "forces de son corps", comme en EMDR par exemple...

3) Etre honnête.
Etre honnête c’est prendre la responsabilité de ses émotions : avouer son engagement dans certains objectifs ("je tiens à ton amitié"), ses exigences ("je ne veux pas qu’on fasse des choses qui me déplaisent") ou ses craintes ("j’ai peur de ne pas réussir").

la responsabilité de soi : Tout d’abord, prendre la responsabilité de ses émotions,
c’est être honnête. C’est prendre la responsabilité de ses émotions et ressentis.
Ensuite, assumer ses responsabilités,
c'est cesser d'être victime (pour sortir du rôle de victime, dépasser la haine par ex.) ;
c’est aussi réaliser « que nous sommes les créateurs de nos choix, de nos actions, que nous sommes responsables de l'aboutissement de nos projets, se poser la question "que faut-il faire ?" et non "qui faut-il blâmer ?". Personne ne va venir nous sauver de notre vie.
La responsabilité de soi qui résulte d’une vie consciente et de l’acceptation de soi (autonomie),
nous oblige à faire face à notre solitude fondamentale, à admettre que nous n’avons pas de sauveur à attendre... » (Nathaniel Branden)

Par exemple, entretenir le lien aux autres mais au lieu d’attendre des autres, soyez prêt à donner.
...Mais savoir quand même s’appuyer sur les personnes de son entourage (avec discernement et avec mesure). Cela fait partie de l'affirmation de soi (voir plus bas).
« Ne pas hésiter à leur demander un soutien, mais accepter qu’on ne puisse vous le fournir dans l’instant. Activer régulièrement son réseau social. Et pas seulement pour se plaindre... » (Christophe André).

l'intégrité personnelle : Vivre en harmonie entre ce que nous savons, ce que nous professons et ce que nous vivons. Dire la vérité (commencer par ne pas tricher avec soi-même), tenir nos engagements et montrer l'exemple pour les valeurs que nous admirons.
Dans ses dires et ses actes, être en accord avec soi-même !
L'intégrité personnelle qui résulte d’une vie consciente, de l’acceptation et de l’affirmation de soi, exige de choisir nos valeurs... et que nous nous y tenions en dépit de tout et peut-être de tous (ne pas avoir peur de déplaire). Les choix sont parfois difficiles. (Nathaniel Branden)

4) Agir.
Pour restaurer l’estime de soi il faut changer, pour changer il faut s’évaluer, et pour s’évaluer il faut agir.

Au départ, ce sont l’amour que l'on se porte ainsi que la vision que l'on a de soi-même, qui se déterminent dans l’enfance et qui permettent de se projeter dans l'avenir de façon positive ou négative. Cf. pilier « vision de soi  positive » (Christophe André).
Ensuite, le moteur de la confiance en soi, c’est l’action.
Et c’est plutôt sur ce plan que l’on pourra travailler, car, écrit Christophe André, car l’immobilité fragilise l’estime de soi et les actes sont la gymnastique d’entretien de l’estime de soi.
Pour cela, se fixer un objectif quel qu’il soit. Et s’y tenir.
Dans un 1er temps, fixer des objectifs simples pour obtenir plus facilement des victoires qui permettront d’aller de l’avant :
savoir dans quel sens agir + objectifs clairs... et réalistes + s’en donner les moyens (identifier les ressources nécessaires, fixer des priorités, exprimer nos désirs profonds) =>
Ensuite, la confiance en soi se nourrit de petits succès (on gagne petit-à-petit en assurance).

Autrement dit, l’estime de soi ne se révèle que dans l’action (confiance en soi ) et dans le cadre de relations sociales (affirmation de soi ) => Sentir que l’on réussit ce que l’on entreprend, et se sentir apprécié des autres.
La véritable estime de soi ne se révèle que dans l’action et la confrontation avec la réalité :
- danger du déni, de se mentir à soi-même,
- danger d’une inaction qui soit entretiendrait l’angoisse, soit entretiendrait nos illusions et nos prétentions (se confronter à la réalité apporte la force de l’humilité...).

Noter que l’action est facilitée par l’estime de soi, et qu’inversement, l’estime de soi (confiance en soi) est nourrie, façonnée par l’action.

Au contraire, les problèmes d’estime de soi tendent, soit à inhiber l’action, soit à la stéréotyper (stress => fonctionnement du mental en mode automatique).

Identification de nos objectifs et priorités : discerner, à court ou long terme, quelles sont les actions nécessaires ou les comportements adéquats pour atteindre nos buts. Vérifier chaque étape pour être sûr de rester dans le bon axe. Observer les résultats pour reconnaître ce qui a besoin de changer, puis s'ajuster (voir « vie consciente »). Vie axée sur un but = nous projeter dans une action choisie => exprimer nos désirs profonds, donner du sens à sa vie + fixer des priorités : faire des choix, c'est savoir renoncer...
Vivre en se déterminant par rapport à un but nous arrache à la passivité pour nous projeter dans une action déterminée, ce qui nous demande une faculté de régénération constante. (Nathaniel Branden)

En conclusion, s’accepter et agir, et non s’accepter ou agir ->
Agir avec discernement et sans violence (agir et non s’agiter : ne pas agir sans but ).
Agir = s’en donner les moyens (action et non pression : choix, action flexible)

5) Faire taire le critique intérieur.
Il s’agit souvent d’un discours parental intériorisé. Prendre conscience de son existence (Cf. pilier « amour de soi » ) => Réduire le critique intérieur + non-violence envers soi-même (c’est contreproductif) : pour changer, éviter les jugements partiaux et agressifs envers soi-même = s’aider à changer et non se punir !

(2 s'il faut essayer de "se bouger" pour rentrer dans l'action et donc se dégager des pensées négatives, il ne faut par contre surtout pas s'insulter, car "se botter les fesses" ne marche jamais : on ne fait qu'aggraver les dégâts du critique intérieur : au contraire, « il faut commencer par être "gentil" avec soi-même, se respecter comme un enfant ou un ami que l'on aime » (DSS)).

6) Accepter l’idée de l’échec.
La confiance en soi se nourrit de petits succès. Mais contre l’anéantissement de nos résolutions, il faut vaincre deux ennemis redoutables :
a/ la résignation b/ la critique.
Agir, c’est prendre le risque d’échouer. Donc accepter l’idée de l’échec.
(un thérapeute peut même aller jusqu’à prescrire l’échec pour le dédramatiser !)

7) S’affirmer.
L’amour, l’amitié, les liens sociaux et relations affectives sont un besoin biologique, écrit DSS. Pour approfondir ses relations affectives il faut aussi apprendre comment être plus présent avec ceux qui nous entourent tout en sachant mettre des limites.
Pour cela, commencer par être authentique dans nos rencontres, refuser de fausser la réalité de qui nous sommes pour éviter

la désapprobation. Prendre

le risque d'être nous-même.

Entretenir le lien aux autres... mais se délivrer de ses dépendances à autrui et ne plus se laisser manipuler. Savoir dire non à tout ce qu'on ne veut plus.
Donc cultivez de bonnes relations avec les autres mais ne cherchez pas à vous sentir systématiquement aimé ou accepté par votre entourage. Faites de l’approbation des autres un objectif souhaitable, mais non indispensable.

L'affirmation de soi requiert le courage de l’authenticité, sans que nous soit acquise une réaction favorable de notre entourage (il nous faut prendre le risque d’être nous-mêmes).
La timidité chez certains, peut être simplement la conséquence d’un manque de confiance en soi et donc d’affirmation de soi.
S’affirmer, c’est être conscient de ses besoins et savoir les exprimer, c’est apprendre à dire "non" sans agressivité. Demander quelque chose sans s’excuser (« la négociation est le sommet de l’art de l’affirmation »). Répondre avec calme à la critique.
Se faire respecter sans agressivité ; pour cela, être empathique (savoir écouter et ressentir le point de vue des autres, même si l’on n’est pas d’accord avec eux).

Quant aux humeurs et émotions négatives : les écouter, mais ne pas se laisser gouverner par elles.
A noter que l’humour sur soi permet d’acquérir une certaine distance sur soi-même.

[ Ndlr : à souligner aussi, dans cet effort de recul, de conscience, de contrôle et d’affirmation,
le rôle de la respiration, de la relaxation, du yoga, de la méditation --cohérence cardiaque--, de l’exercice physique, du sommeil et même de la nutrition... ].

8) Etre empathique.
Savoir écouter et ressentir le point de vue des autres, même si l’on n’est pas d’accord avec eux.

[ assertivité : voir aussi les quatre attitudes de l’intelligence émotionnelle dans « Guérir »].

9) S’appuyer sur les personnes de son entourage.
Ne pas hésiter à leur demander un soutien, mais accepter qu’on ne puisse vous le fournir dans l’instant. Activer régulièrement son réseau social. Et pas seulement pour se plaindre.

10) En définitive...
« Rien n'est possible sans courage, persévérance, volonté et sans une énergie qui ne peut venir que de l'amour que l'on ressent pour sa propre vie. Cet amour est le commencement de la sagesse, le tremplin de nos plus hautes et plus nobles aspirations, la puissante motivation qui nous fait rechercher les six clés.» (Nathaniel Branden) ...
...et cet amour, cette énergie (facteur majeur de la résilience ?) serait --d'après N. Branden-- la 7ème clé de la confiance en soi ! (ou le 10ème objectif pour retrouver l’estime de soi ?) ...

...Bonne nouvelle, les méthodes préconisées par DSS dans "Guérir" sont à même d'apporter cette fameuse énergie de la 7ème clé... sans en rester aux bonnes résolutions et donc sans inutilement culpabiliser !...

[ pour nous aider, présence à soi et calme en soi : respiration centrée, yoga, qi-gong, méditation, EMDR éventuellement, ... bref, toutes méthodes telles que celles préconisées par DSS... ]

III. Les difficultés

Trois remarques, de la part de Christophe André :

- On ne s’estime pas positivement une fois pour toutes. Ce sentiment --instable-- a régulièrement besoin d’être alimenté par des actions et des interactions avec les autres, car notre estime de nous-mêmes dépend étroitement de la considération et des signes de respect ou de reconnaissance d'autrui (interactions sociales, amitié, amour, compétence, réussite ?).
- Nécessité d'être lucide, aussi : nous l’avons vu, l'estime de soi est indissociable de la conscience de soi (recul, remises en question, reconnaissance de ses émotions et besoins,…), car « que vaut une estime de soi élevée quand tout va bien mais qui s'effrite face aux difficultés ?  » .
- Enfin, que vaudrait une surestimation de soi qui conduirait à l'amertume, mauvaise foi, hostilité, mépris et arrogance ? (estime de soi = avoir sa place au milieu des autres et non pas… contre les autres ou au dépend des autres ! => voir CNV et assertivité ).
« Les problèmes d’estime de soi ne sont pas une maladie, mais ils résultent d’un ensemble de façons d’être, de se protéger et de se promouvoir, qui ne sont pas adaptés » et qui donc vont nous compliquer la vie  et/ou la rétrécir, tout en alimentant de nombreuses formes de souffrances mentales (anxiété chronique, dépression, etc) 3.
« L’estime de soi, en particulier l’affirmation de soi, peut se comprendre... et s’apprendre : comme l'intelligence émotionnelle… l'intelligence de la relation humaine » ajoute Christophe André. 

On comprend donc la nécessité d'un bon équilibre entre les trois "piliers" de l’estime de soi (amour propre, vision de soi positive, confiance en soi),
en constatant qu'il existe chez certains une haute vision d’eux-même mais en même temps une faible confiance en eux (par défaut d'action, peut-être), d'où chez ces personnes un manque d'humilité avec parfois aigreur, amertume et repli sur soi...

Attention, en particulier, aux estimes de soi fausses, fragiles ou dérangeantes :

- aux mensonges et crispations des personnes à haute estime de soi,
- aux défenses inadaptées qui aggravent les problèmes,
- aux stratégies qui engendrent stress et coût émotionnel élevé,
- aux excès d’orgueil (danger d’une inaction qui entretiendrait nos illusions et nos prétentions,
  se confronter à la réalité nous apportant la force de l’humilité),
- à l’amour propre mal placé (savoir prendre le risque de révéler ses points faibles) !
- se dévaloriser est dommage, mais se surévaluer est dangereux :
Attention aux armes (estime de soi forte) qui peuvent devenir des faiblesses.
Par exemple lorsque, après une menace du soi (échec), nous interagissons avec une personne alors qu’elle pourrait être un soutien social (nous négligeons l’aide qu’elle peut nous apporter).

Les comportements d’opposition des sujets à forte estime de soi affectent fortement le contenu de la conversation: ils se font mal aimer, on les trouve arrogants et pas à notre écoute… (voir CNV...)

3 Ainsi la dysthymie est une maladie qui aurait pour origine principale le manque d'estime de soi. La dysthymie est une forme de dépression chronique et atténuée : ceux qui en souffrent sont souvent tristes, pessimistes, s'autodévalorisent sans pour autant présenter de véritables accès dépressifs.

IV. Les aides

Les TCC (thérapies cognitives et comportementales) par exemple, permettent de travailler sur le 3ème pilier, celui de la confiance en soi qui est une valeur fragile et changeante, tout particulièrement l’affirmation de soi.
Les TCC qui reposent sur l'action plus que sur la parole, vont définir des objectifs précis. Ces thérapies sont à visée scientifique et reposent sur l’apprentissage, sur les techniques suivantes :
- exposition graduée : commencer par des actions gratifiantes et valorisantes mais à notre portée,
  ex : affronter progressivement les situations redoutées => ex : diminution de l’angoisse par habituation
  aux situations anxiogènes (voir plus haut, dans « Agir »),
- techniques de relaxation et de contrôle de son stress (ex: cohérence cardiaque),
- entraînement aux compétences sociales (techniques de communication, ex: CNV),
- restructuration cognitive (prise de conscience des pensées automatiques négatives).

En plus, l’EMDR pourrait aider à travailler sur les premiers piliers (vision de soi, amour de soi ), donc surtout sur ce qui dépend du passé (ex: environnement familial), ou bien d'humiliations, chocs ou échecs plus récents.

La tâche d’un thérapeute, ce serait donc d’aider le client à s’accepter... et à Agir, surtout.

V. En conclusion

Le principal message de Christophe André dans « imparfaits, libres et heureux », c'est peut-être
qu’il ne s’agit pas de gonfler à tout prix son estime de soi, mais à être enfin soi-même.
« Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres ».

Bref, s’accepter et s’aimer, même imparfait. « Non pour se résigner, mais pour mieux évoluer »